Au secours, l'homme ratiboise la planète
Dans son repaire, au nord du cercle arctique, le Père Noël, cet indomptable optimiste, continue à fabriquer ses cadeaux et à les emballer comme si de rien n'était. Il ignore, ce grand enfant à barbe blanche, que, dans quelques années, il n'aura plus de banquise pour se planquer, ni d'arbres pour tailler ses traîneaux, ni même de rennes pour les traîner...
En effet, en pleins préparatifs, il n'a pas eu le temps de prendre connaissance de ce chiffre très alarmant qui vient d'être délivré par la Nasa : en seulement dix ans (de 1995 à 2005), le prélèvement des hommes sur la masse végétale pour manger, pour se chauffer, pour s'habiller ou pour construire a bondi de 20 à 25 %. En clair, cela signifie que pour chaque tonne de végétation terrestre produite, 250 kilos sont prélevés par le genre humain pour assouvir ses besoins. Cela devient préoccupant, d'autant que l'humanité s'est transformée en un goinfre insatiable.