Un montgeronnais célèbre : Pierre Flourens
Jusqu'à la construction en 1963 de la Résidence du Parc des Cascades ,(la plus grande
résidence privée de Montgeron) ,s'élevait à cet emplacement la propriété de la famille Flourens.
La Villa Flourens et son parc ,couvraient l'ensemble de la superficie du parc des
Cascades, ce qui suffit à montrer son étendue.
L'habitation, construite en 1863, sur deux étages, meublé en style Napoléon III avec marqueterie
d'ivoire et d'ébène, s'ouvrait largement sur la vallée de l'Yerres.
On y avait accès par la rue de rue de la Villa - aujourd'hui rue Charles Déguy ce montgeronnais fusillé par les
nazis en 1944.
Malheureusement, malgré mes recherches, je n'ai pas retrouvé trace d'une photographie de cette propriété
ni de son intérieur. Peut être cet article va aider à retrouver de vieux clichés...
Né à Béziers Maureilhan le 13 avril 1794 dans une famille de la bourgeoisie provinciale, il
fit de brillantes études.
Célèbre physiologiste, il fut reçu à l'Académie des Sciences dès 1828, en devint secrétaire perpétuel en 1833 et y prononça des éloges des savants. Professeur d'anatomie au Muséum en 1830 (il succède à Georges Cuvier qui lui lègue sa charge) , il fut administrateur de cet établissement, membre de nombreuses académies étrangères, professeur au Collège de France en 1855, et collabora aux journaux scientifiques.
Les classiques l'opposèrent à Victor Hugo et il fut élu à l'Académie française le 20 février 1840 (en remplacement de Joseph Michaud) au quatrième tour de scrutin par 17 voix contre 12 à Victor Hugo et 2 bulletins blancs. Cette élection souleva des protestations dans la presse littéraire et dans le public. Pierre Flourens fut reçu par François Mignet le 3 décembre 1840, et vota toujours contre l'admission de Victor Hugo à l'Académie(comme quoi être montgeronnais n'est pas forcément compatible avec la reconnaissance du génie ! ).
Célèbre physiologiste, il fut reçu à l'Académie des Sciences dès 1828, en devint secrétaire perpétuel en 1833 et y prononça des éloges des savants. Professeur d'anatomie au Muséum en 1830 (il succède à Georges Cuvier qui lui lègue sa charge) , il fut administrateur de cet établissement, membre de nombreuses académies étrangères, professeur au Collège de France en 1855, et collabora aux journaux scientifiques.
Les classiques l'opposèrent à Victor Hugo et il fut élu à l'Académie française le 20 février 1840 (en remplacement de Joseph Michaud) au quatrième tour de scrutin par 17 voix contre 12 à Victor Hugo et 2 bulletins blancs. Cette élection souleva des protestations dans la presse littéraire et dans le public. Pierre Flourens fut reçu par François Mignet le 3 décembre 1840, et vota toujours contre l'admission de Victor Hugo à l'Académie(comme quoi être montgeronnais n'est pas forcément compatible avec la reconnaissance du génie ! ).
Il joua un rôle politique effacé sous le règne de Louis-Philippe, comme membre de la Chambre des députés en
1837 et la Chambre des pairs en 1846. Il mourut à Montgeron le 6 décembre 1867.
Ce théoricien des localisations cérébrales fut le propagandiste remarquable de
l'anesthésie et initiateur de l'usage du chloroforme.
Pierre Flourens eu trois fils : Gustave , l'une des grande figure de la
Commune de Paris (je l'évoquerai ultérieurement car c'est un "personnage"), Léopold qui sera député de la région, et Abel l'un des "bras droit" et ami
de J.C. Gatinot et sera maire-adjoint de Montgeron.
Abel eu une fille unique qui épousa le Docteur Marie (l'un des
"vainqueurs" de la lèpre). Ils eurent un fils Pierre Marie géologue de renommée internationale. C'est lui qui à l'aube des années 60 céda la Villa
Flourens.
Ainsi disparu l'une des plus belles propriétés montgeronnaises, lieu de savoir et d'invention marqué par
le XIXème siècle scientifique.
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