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Le blog d' Isabelle BIGAND VIVIANI - Montgeron ma ville

Maurice Garin et Montgeron

19 Février 2014, 00:00am

Publié par Isabelle BIGAND VIVIANI

Comme dans beaucoup de villes à Montgeron il y a une rue Maurice Garin. Mais savez vous qui est cette personne ?

http://m.blog.hu/eg/egipeloton/image/Garin04.jpg

Le Nordiste Maurice Garin a laissé son nom dans l’Histoire en devenant le vainqueur du tout premier Tour de France, en 1903. Son destin est incroyable pour ce petit montagnard italien débarqué à treize ans en France comme ramoneur.

http://m.blog.hu/eg/egipeloton/image/garin10.jpgPAR CHRISTIAN CANIVEZ
"1er juillet 1903, dans la petite ville de Montgeron, dans l’Essonne, à dix-sept kilomètres au sud-est de Paris. Il est 15 h 16 précises lorsqu’un coup de feu retentit aux abords de l’auberge du Réveil matin, sur la route de Draveil.

À cet instant précis, soixante coureurs cyclistes s’élancent pour la première étape d’une course qui allait devenir un mythe parmi les mythes : le Tour de France.


C’est là qu’un jeune homme de 32 ans a rendez-vous avec l’Histoire. Il s’appelle Maurice Garin.
Cycliste reconnu, déjà deux fois vainqueur – entre autres – du Paris-Roubaix, Garin est le grand favori de cette toute nouvelle épreuve cycliste, pour laquelle il défend les couleurs des cycles La Française diamant, son sponsor.
La réputation du coureur est faite. Tout le monde le connaît déjà sous le surnom de « Petit ramoneur ».
À treize ans, le bonhomme avait en effet quitté les verts alpages de son Italie natale pour les cheminées crasseuses de Savoie, puis de Belgique et du nord de la France.
On raconte que ses parents auraient loué les services de leur garçon en échange d’une meule de fromage.
À 20 ans, le jeune ramoneur, affilié au club cycliste de Maubeuge, avait remporté sa première course, les 200 km de Maubeuge - Hirson - Maubeuge. Depuis, celui qu’on appelait « le fou » parce qu’il dévalait à toute allure les rues maubeugeoises sur son vélo, n’a cessé d’accumuler les succès sportifs.

Ce 1er juillet 1903, dès les premiers coups de pédale de l’étape qui doit le mener de Montgeron à Lyon, Maurice Garin donne le ton.
Détenteur du brassard n° 1, tout de blanc vêtu – on l’affuble alors d’un nouveau surnom, « le bouledogue blanc » –, il va mener la course de bout en bout.
Et pourtant, pas moins de 467 km sont à parcourir ! Les organisateurs de la première Grande Boucle n’avaient prévu que six étapes d’environ 400 km chacune...
À 23 h, Maurice Garin passe le contrôle à Nevers. À 9 h du matin, 17 h 45 après le départ de l’étape, il entre dans Lyon suivi d’un autre Nordiste, le Tourquennois Émile Pagie. Des dizaines d’amateurs accompagnent à vélo les deux hommes, roulant à leurs côtés jusqu’à la ligne d’arrivée.
Le premier Tour de France n’avait pas les règles qu’on lui connaît aujourd’hui : les coureurs devaient se débrouiller pour s’alimenter et faire leurs réparations eux-mêmes, sans l’aide de qui que ce soit.
En dix-huit jours, Garin va remporter trois étapes sur les six, ne quittant jamais sa place de leader (à l’époque n’existe pas encore le maillot jaune). Le 19 juillet, ce sont vingt mille spectateurs qui l’attendent à l’arrivée, au Parc des Princes. Sur les soixante coureurs du départ, seul un tiers est au rendez-vous.
Au total, Maurice Garin et ses acolytes ont chacun parcouru 2 428 km. Maurice Garin les a avalés en 94 h 33 min et 14 s, à une vitesse moyenne de 25,67 km/h. Lucien Pothier, deuxième, aura mis 2 h 49 de plus que lui.
Pour sa victoire, le Nordiste reçoit 6 075 francs or.
Six jours après son arrivée parisienne, Garin revient à Lens où on l’accueille en héros. Le maire, Émile Basly, l’attend à la descente de son train et entame avec lui un tour de ville sous les acclamations de la foule.
Le lancement du Tour de France est une réussite. L’épreuve allait vite s’imposer face à toutes les autres comme la plus prestigieuse au monde. Maurice Garin retentera dès l’année suivante de gagner à nouveau le Tour. Mais une sombre affaire de tricherie – qu’il a toujours niée – entraînera sa disqualification et la fin de sa carrière de coureur.
Garin finira modestement sa vie à Lens où il tint dans l’Entre-deux-guerres un magasin de cycles, puis un café-garage, baptisé « Le champion des routiers du monde », avant de créer sa propre équipe cycliste à la Libération. L’aventure ne durera pas.
Mais le petit ramoneur, lui, était de toutes façons déjà passé à la postérité. •
Le 19 février 1957, Maurice Garin meurt à Lens. Il y repose au cimetière de Lens-est. Le stade vélodrome de la ville prend son nom."

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B
<br /> Un très bel article Merci Isa<br /> <br /> <br />
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