L’Eurovision, épisode 3 : Quand l’actualité rattrape l’Eurovision
L’Eurovision, épisode 3 : Quand l’actualité rattrape l’Eurovision
Troisième jour à Copenhague pour le Montgeronnais à l’Eurovision. Et déjà, la fatigue se fait ressentir. Levé à 8 heures le mardi, couché 20 heures plus tard le mercredi, après un article rédigé à quatre heures du matin… C’est dur. Mais c’est vrai. Mais on s’en fout, surtout. L’Eurovision, c’est une fois dans l’année. Pas question de bouder son plaisir. Un cachet d’ibuprofène, et c’est reparti.
Hier soir, la première demi-finale en direct sur France Ô a apporté son lot de surprises. Dont la qualification de Saint-Marin, que j’avais pointé du doigt dans mon précédent papier. Mes plus plates excuses, d’ailleurs, à son interprète, qui est sans aucun doute une fervente lectrice de ce blog. Autre événement de la soirée : les impressionnantes huées envers la Russie, chahutée par le public présent en masse. En raison sans doute de ses positions homophobes à l’égard de la saucisse autrichienne (patience, je vous en parle demain). Mais aussi, à cause de son attitude actuelle vis-à-vis de l’Ukraine. À noter que ce pays participait également à la première manche de mardi soir. Ambiance. En conférence de presse, après l’émission, la représentante ukrainienne a d’ailleurs rappelé que pour elle, « L’Eurovision est le meilleur moyen d’unir les peuples, grâce à la musique ». Un tantinet nunuche. N’empêche que ces propos ont été proférés alors qu’à quelques mètres d’elle se tenaient les jumelles représentantes de la Russie. Ambiance, donc. Toujours.
Après ces émotions, direction l’Euroclub. Une énorme boîte de nuit réservée aux accrédités (organisateurs, délégations, presse, fans…). Ici, la bière coule à flot. Dans des proportions qui surprendraient plus d’un Français. L’atmosphère est bon enfant. On y danse principalement sur des tubes de l’Eurovision. Les plus récents, comme les plus anciens (« A ba ni bi », vous l’avez surement déjà entendue). Pour contrer les positions homophobes et extrêmes précitées, les organisateurs danois ont décidé de célébrer un véritable mariage gay, hier, sur la scène de l’Euroclub. Une cérémonie on ne peut plus légale, ici. Les deux époux en question ont eu la chance d’avoir pour témoin la représentante finlandaise de 2013, Krista Siegfrieds, qui avait créé la polémique en raison d’un baiser lesbien échangé en direct, lors du concours, devant plus de 100 millions de téléspectateurs. Ouh la vilaine. Dans la salle, aucun heurt. Le Danemark, c’est pas la France.
Ce soir, répétition générale de la seconde demi-finale du concours. Un show au cours duquel les jurys professionnels sont appelés à voter. Et au cours duquel, la saucisse s’apprête à faire parler d’elle. Patience, j’ai dit !
Sébastien Barké